Carmen, une jeune comédienne, débarque dans un cercle de parole avec une urgence : raconter son parcours semé de désillusions, tant amoureuses que théâtrales. A travers trois héroïnes shakespeariennes — Juliette (Roméo et Juliette), Héléna (Le Songe d’une nuit d’été) et Olivia (La Nuit des rois) —, elle exorcise ses histoires d’amour et son désir viscéral de jouer. Le spectacle mêle scènes classiques et improvisations, et intègre le public comme partenaire de jeu ; une invitation à la joie et à la libération, qui rend Shakespeare accessible à toutes et tous et montre l’étonnante modernité de ses questionnements sur l’amour.
Shakespeare Love interroge les figures féminines de Shakespeare à la lumière des expériences amoureuses d’aujourd’hui : la passion extrême, le désespoir, le désir au-delà du genre. Comment parler d’amour aujourd’hui ? Quelle nouvelle façon d’aimer est possible ? Les situations que traversent les héroïnes de Shakespeare sont universelles. Elles interrogent nos relations amoureuses aussi bien à l’époque élisabéthaine qu’aujourd’hui.
Shakespeare Love est une performance joyeuse, drôle et immersive, une célébration du théâtre.
« A quinze ans, l’une des premières pièces de théâtre qui m’a marqué a été Le songe d’une nuit d’été, présenté au Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare. J’avais trouvé incroyable, à l’époque, ce théâtre en plein air, au milieu de la nature, écrin idéal pour faire résonner cette pièce féérique du dramaturge anglais. J’avais l’impression que le lieu avait été imaginé pour la pièce. »
Ana Lorvo
« J’ai un rêve depuis que j’ai commencé le théâtre. J’ai grandi entre Nice et l’arrière-pays niçois dans un village qui s’appelle Gars. J’ai alors cultivé un amour pour la nature, les grands espaces, et les étoiles. Je voudrais un jour créer un festival de théâtre en plein air dans mon village d’enfance et le théâtre de Verdure en serait première marche.
Quand Ana m’a proposé de l’aider pour son projet Shakespeare Love, j’ai tout de suite dit oui car nous avions travaillé ensemble deux ans au Conservatoire Régional de Paris. J’avais été sa réplique pour les concours et elle m’avait été d’une grande aide pour une scène de Lucrèce Borgia de Victor Hugo. Ce que j’aime chez Ana c’est qu’elle se jette avec beaucoup d’intensité dans chaque scène.
Travailler avec Ana, c’est découvrir quelque chose que je connais moins, la dimension tragique des pièces shakespeariennes, et la volonté de s’en saisir à bras le corps. »
Simon Dufour